D’où j’écris : héritages, liberté intérieure et Paroles de Vie
Un lecteur m’a invité à préciser d’où j’écris. Voici, sans affiliation ni mandat, les héritages spirituels, les fidélités éthiques et les textes fondateurs qui soutiennent ces Dialogues.

Mes chers lecteurs,
Un de mes correspondants me suggérait récemment de préciser mon identité, de dire d’où j’écris, afin de ne pas risquer d’être soupçonné d’insincérité et de lever toute ambiguïté quant à mes engagements d’auteur.
Sa remarque m’a d’abord surpris : je pensais que l’ensemble de mes textes — ici, dans ces Dialogues du Nouveau Monde, ailleurs dans mes Chroniques du Mieux-Être consacrées au bien-être holistique, ou encore sur mon site d’artiste jeronath.net — suffisait à dessiner un profil lisible de mes motivations, de mes fidélités et de mes héritages.
Cependant, après réflexion, j’entends le besoin d’un lecteur de situer rapidement celui qui écrit, surtout dans une époque où ce qu’il est devenu habituel d’appeler les “conflits d’intérêt” se multiplie, et où chacun, souvent malgré lui, cherche des repères simples : une case, une étiquette, une étagère dans la bibliothèque mentale. Je remercie donc mon interlocuteur de m’avoir invité à clarifier ma “position” — si ce mot a encore un sens lorsque l’on refuse de réduire une vie intérieure à un alignement partisan.
Remarques préalables : pas de conflits d’intérêt
Je commencerai par des remarques préalables, aussi nettes que possible. Globalement, je n’ai pas de conflit d’intérêt, qu’il soit doctrinal, institutionnel ou commercial. Comme thérapeute, je ne représente ni marque, ni méthode labellisée, ni école officielle. Comme chercheur spirituel, je ne suis l’ambassadeur d’aucun mouvement, d’aucune ligne autorisée, d’aucune religion constituée ; je ne suis affilié à aucun parti, ni mandaté par aucune structure idéologique. Comme artiste, je n’appartiens pas davantage à une école et ne me revendique d’aucun courant esthétique défini.
Ce qui me caractérise, c’est une liberté réelle à l’égard de ce qui classe habituellement les individus. Cela ne signifie ni absence d’héritage, ni fantasme d’auto-engendrement : je sais ce que je dois à des rencontres, à des textes, à des traditions, à des influences — et je n’entends pas dissimuler ces dettes. Simplement, je refuse de confondre la gratitude avec l’alignement, et la filiation avec l’obéissance.
Héritage juif nomade : le Nom et l’éthique
Concernant l’aspect spirituel — qui est le cœur vivant de cette publication — je résume souvent mes héritages dans ce paragraphe, déjà présent dans la page “À propos” :
“Juif nomade, frère de tous les hommes, hassid habité de toutes les mémoires, de toutes les langues, de tous les signes inventés par ceux qui cherchent le Vrai de générations en générations, compagnon de tous ceux qui veulent ici-bas établir le règne de l’Amour, de la Justice et de la Paix, qu’ils soient croyants ou non, et que cesse le temps des dominations et des mensonges, un peu franciscain, un peu soufi, un peu bouddhiste, un peu anar — mais anar de l’Amour.”
Ce propos me présente comme “juif nomade”, et je revendique en effet cet héritage formateur : celui de la tradition juive, et de son positionnement spirituel et symbolique très particulier.
Le Dieu biblique porte un Nom — le Tétragramme — qui, dans la tradition, ne se prononce pas, et se trouve remplacé, à la lecture comme dans la prière, par une autre désignation. Ce remplacement, loin d’être un détail rituel, signale quelque chose d’essentiel : le nom prononçable n’est qu’une mesure humaine, une béquille de langage, une catégorie mentale incapable d’épuiser ce qu’elle désigne. Il rappelle que le divin ne se laisse pas enfermer dans nos concepts, et que toute théologie, lorsqu’elle prétend conclure, risque de trahir ce qu’elle croit servir.
Dans la tradition juive, l’enjeu n’est donc pas principalement d’imposer une doctrine ; il est d’habiter une exigence éthique. Un passage célèbre du Deutéronome l’exprime avec une sobriété radicale : “Ce précepte que Je te prescris aujourd’hui n’est pas extraordinaire pour toi, il n’est pas lointain… Elle est fort proche de toi, la Parole, sur ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir. Vois, J’ai mis aujourd’hui devant toi la Vie et le Bien, la mort et le mal.” Et plus loin : “J’en prends aujourd’hui à témoin devant vous les cieux et la terre : J’ai mis face à toi la Vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la Vie, afin que tu vives, toi et ta descendance.”
Ces paroles s’adressent à un peuple en traversée : les Hébreux au désert, sortis de l’Égypte — cette matrice d’étranglement social et spirituel — et marchant vers la Terre promise, dont l’image concentre un symbolisme d’une densité remarquable. On y voit une humanité en travail de transformation : lente, disputée, vulnérable, mais appelée à se rendre capable d’une société plus juste. L’accent n’est pas mis sur l’obligation de “croire juste”, mais sur la liberté de choisir — et sur la responsabilité de répondre des conséquences, y compris collectives, de ce choix.
Je me situe pleinement dans cette dynamique : un questionnement permanent face aux écrits sacrés, non pour en dissoudre la force, mais pour en préserver la vocation. Je les reçois comme des questions adressées à notre liberté et à notre capacité d’assumer une responsabilité humaine, plutôt que comme des réponses closes. Les humains, trop souvent, ont voulu réduire des paroles de Vie à des dogmes figés — des slogans métaphysiques auxquels il faudrait adhérer pour garantir un hypothétique salut après la mort.
Or, la tradition juive, dans sa nervure profonde, parle d’abord d’une vie à vivre ici et maintenant : sur une terre dont nous sommes les bénéficiaires prudents et reconnaissants ; dans une société dont nous répondons ; dans une liberté qui honore la créature appelée à participer à une création dont les mystères la dépassent.
Fraternité : ouverture, protection, espérance
Le propos rappelé plus haut précise ensuite que je me considère comme le “frère de tous les êtres humains”. Cette disposition n’exige aucune appartenance commune — ni religion, ni “race”, ni nation, ni parti politique, ni opinion, ni classe sociale — ni aucun autre déterminant qui m’obligerait à retrancher une partie de l’humanité hors du cercle de ma considération. Elle est inconditionnelle : une attitude première, un choix préalable, qui se traduit par une ouverture entière à la rencontre, au partage et à la discussion.
Cette ouverture n’est pourtant pas naïveté. Elle suppose, a minima, que l’autre se tienne dans une relation respectueuse, c’est-à-dire qu’il ne cherche ni à m’éliminer, ni à m’intimider, ni à nier mon droit d’exister, ni à éradiquer une partie de l’humanité. Lorsque je rencontre une telle volonté de domination ou de destruction, l’autre demeure mon frère en principe, mais je dois m’en protéger et m’en écarter : ma fraternité ne peut plus s’exercer activement dans la proximité, même si elle subsiste intérieurement comme orientation fondamentale.
C’est là que se tient, pour moi, une ligne de crête : maintenir la fraternité sans offrir son intégrité en sacrifice, refuser la haine sans consentir à l’emprise. Et si je me retire, ce retrait n’est pas une condamnation définitive ; il s’accompagne, autant que possible, d’une disposition au pardon et d’une attente espérante d’un changement — non comme une excuse accordée d’avance, mais comme une fidélité à l’idée que nul n’est réduit à ce qu’il fait de pire, et que l’humain reste capable de se retourner vers la vie.
Être hassid : attachement, joie, sanctification
Dans le propos évoqué, je dis aussi que je suis un “hassid habité de toutes les mémoires, de toutes les langues, de tous les signes inventés par ceux qui cherchent le Vrai de générations en générations”. Un hassid — dans le hassidisme né au XVIIIᵉ siècle autour du Baal Shem Tov — est, au sens profond, un homme d’attachement : quelqu’un qui cherche à demeurer relié à Dieu (devekout) au cœur même de la vie ordinaire, en faisant de la prière, de la joie et de la confiance une manière d’habiter chaque instant.
Pour lui, l’existence entière devient glorification : depuis les actes matériels les plus simples — manger, travailler, dormir — jusqu’à l’amour du prochain, l’étude et l’interrogation spirituelle. L’orientation du cœur compte autant que l’érudition ; tout peut devenir sanctification, gratitude, rappel. Ce n’est pas une fuite hors du monde, mais une manière de le traverser sans perdre le fil de l’Essentiel.
J’essaie, humblement, d’être ce hassid-là : celui qui cherche chaque jour à s’améliorer, à rejoindre le meilleur de lui-même, à devenir digne — autant qu’il est possible — d’avoir été créé “à l’image et à la ressemblance” de Dieu, comme le dit la Genèse. Non par perfectionnisme, mais par réponse : répondre à l’appel de la Vie, à la responsabilité d’une conscience, à la possibilité d’aimer davantage, de mentir moins, de servir mieux.
Et tout ce qui touche à la longue chaîne de ces humains — hommes et femmes — qui, depuis la nuit des temps, cherchent à retourner au Vrai et au Bien, non comme des concepts mais comme des réalités incarnées, me touche et me concerne. Leurs mémoires et leurs héritages, les mots par lesquels ils ont formulé leur espérance et leur quête, les symboles qui ont structuré leur intériorité : chaque bribe de ces richesses est un trésor. Je le reçois comme une nourriture, une semence, parfois comme une blessure lumineuse — et, lorsque je le découvre, cela résonne en moi comme si une part ancienne de mon propre être reconnaissait une parole déjà pressentie.
Ainsi, depuis toujours, je mène avec certains d’entre eux de longues conversations silencieuses. Elles comptent parmi mes plus grandes dettes — et parmi mes gratitudes les plus émouvantes. C’est pourquoi je suis le “compagnon de tous ceux qui veulent ici-bas établir le règne de l’Amour, de la Justice et de la Paix, qu’ils soient croyants ou non”.
Vers une société libérée des dominations
Enfin, j’ai l’intime conviction qu’il est possible de faire cesser “le temps des dominations et des mensonges”, et de transformer en profondeur nos sociétés afin que chacun puisse y vivre dans une liberté réelle, et dans l’accomplissement de ce qu’il est au plus intime de son essence.
Chacun, me semble-t-il, est dépositaire de dons spirituels, de capacités et de richesses singulières, ainsi que d’une mission de vie unique ; et il relève de sa responsabilité de les développer et de les accomplir, pour sa propre joie, son équilibre et son bonheur — mais aussi comme contribution à l’humanité entière, comme part offerte au bien commun.
Je crois toutefois que cette métamorphose ne peut advenir qu’à une condition : qu’un nombre croissant d’êtres humains accepte de s’engager activement dans une telle démarche, en demeurant dans l’Ouvert, sans se crisper en doctrine, et sans prétendre imposer aux autres la forme de son chemin. C’est à ce prix — et peut-être seulement à ce prix — qu’une société nouvelle deviendra praticable : une société de partage, de coopération, de coresponsabilité et de co-décision, où l’on apprendra à faire place à la pluralité sans renoncer à l’exigence, et à la liberté sans sombrer dans l’indifférence.
Influences : François d’Assise, soufisme, anarchisme de l’Amour
Maintenant, je voudrais dire quelques mots sur la dernière partie de mon propos cité plus haut : “un peu franciscain, un peu soufi, un peu bouddhiste, un peu anar — mais anar de l’Amour”. Ces mots résument à eux seuls une part importante des rencontres, des textes, des traditions et des influences auxquelles je suis redevable, même si certaines expériences n’y figurent pas, et qui ont enrichi — parfois sauvé — mon parcours.
Très jeune, à dix-sept ans, j’ai été secouru, dans une période de misère extrême et de solitude terrible, par les sœurs clarisses d’un petit monastère. Elles m’ont fait découvrir François d’Assise ; elles m’ont nourri et logé plusieurs semaines dans leur hôtellerie. Aujourd’hui encore, leurs psalmodies, leurs chants, et la douceur de sœur Monique — la sœur d’accueil — demeurent en moi comme une mémoire vive : il m’arrive d’y repenser avec une émotion qui me bouleverse jusqu’aux larmes.
La figure de François d’Assise, son amour des êtres, son Cantique des Créatures, et cette prière si souvent transmise — “Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix ; là où est la haine, que je mette l’amour” — m’accompagnent et me relèvent lorsque les noirceurs du monde me paraissent trop lourdes. Je précise toutefois, pour être clair : je n’ai pas adopté l’idée de la rédemption des péchés par un Jésus Dieu incarné. Et je crois, plus radicalement peut-être, que ce n’est pas à Dieu de “faire de moi” un instrument de paix, mais à moi de le devenir, par un effort conscient de bonification, de patience et de rectification intérieure.
Plus tard, j’ai reconnu dans le soufisme — à la fois dans la lecture de Rûmî et dans la proximité avec certains de ses enseignements — une expression particulièrement juste, vivante et intérieure de l’élan spirituel porté par la révélation musulmane, très éloignée des caricatures rigoristes et des dérives meurtrières de l’islamisme radical. Je n’ignore pas, pour autant, les difficultés que pose le texte fondateur lui-même : comme beaucoup d’écritures anciennes, il porte des strates, des tensions, des passages durs, parfois contradictoires, qui exigent une herméneutique exigeante, une contextualisation fine, et une maturité éthique ; sans cela, certains fragments peuvent être instrumentalisés par des esprits en quête d’identité agressive, de vengeance ou de domination. Mais c’est un sujet entier, qui demanderait un traitement spécifique et plus ample.
Quant au courant anarchiste, si je me dis “anar”, c’est au sens d’un anarchisme de l’Amour. Je considère que le temps des chefs — au sens des dominations verticales, sacralisées et irresponsables — devrait être tenu pour révolu. L’histoire humaine témoigne trop souvent d’immenses massacres impulsés par des systèmes de pouvoir où quelques-uns exploitent la peur, la fragilité et le besoin de consolation, et obtiennent en échange le renoncement des autres à leur liberté — c’est-à-dire, au fond, à la possibilité de déployer leurs propres richesses humaines.
Mais je crois avec la même force qu’une société libre ne naîtra jamais de la violence, de la guerre civile ou du chaos. Elle ne peut naître que de la patience et de la constance : de groupes humains à taille vivable, rassemblés dans des ensembles où le dialogue devient praticable, où la co-décision est réellement possible, et où l’amour fraternel n’est pas un sentiment vaporeux, mais une force de cohésion sociale, un art de la relation, une discipline de l’écoute, et une fidélité à la dignité de chacun.
Mes « Paroles de Vie » : lectures fondatrices
Enfin, je voudrais dire un mot sur mes lectures fondatrices, celles que j’appelle mes Paroles de Vie. Vous l’aurez compris : ma lecture de la Torah — que j’ai le bonheur de lire et d’étudier en hébreu, ce qui me permet d’en percevoir des richesses et des strates de sens que les traductions ne peuvent rendre — demeure centrale dans ma démarche.
Mais elle n’est pas la seule. Je lis aussi le Coran, malheureusement à travers des traductions — j’en possède même un certain nombre — en m’aidant de sites, de lexiques et d’ouvrages qui éclairent, du point de vue de la langue, les passages qui m’interrogent plus particulièrement, et en m’appuyant sur des penseurs musulmans dont le travail de contextualisation et d’interprétation permet d’entrer dans le texte avec davantage de justesse.
Les Évangiles — canoniques, et certains apocryphes tels que l’Évangile de Thomas — comptent également parmi mes sources de réflexion. S’y ajoutent, selon les périodes, des traductions de la Peshitta, ainsi que la version hébraïque de l’Évangile de Matthieu, conservée dans certains milieux juifs qui devaient, au fil des siècles, se défendre dans des discussions théologiques contre les accusations chrétiennes ; un climat dont témoigne, par exemple, la Dispute de Barcelone rapportée par Nahmanide.
Du côté de l’Orient, j’avais commencé, dans ma prime jeunesse, à étudier le sanskrit, sous l’influence fondatrice — pour moi — de René Daumal, auteur épris d’absolu, et, à la fin de sa courte vie, élève de Gurdjieff. Les aléas de l’existence m’ont contraint à renoncer à cette étude, mais je n’ai jamais cessé de lire et de travailler les grands textes de l’hindouisme — Vedas, Bhagavad-Gītā, Upanishads — ni de m’intéresser à cette tradition dans son ensemble, y compris dans sa culture musicale, dont la profondeur m’accompagne depuis longtemps.
J’ai également découvert très jeune le bouddhisme zen et le bouddhisme theravāda — souvent présenté comme l’un des plus proches, par ses sources, de l’enseignement ancien du Bouddha. J’ai été introduit à leurs pratiques méditatives ; et, au fil des années, d’autres formes de méditation se sont naturellement greffées à ce socle. Je lis régulièrement le canon pāli, ainsi que des ouvrages issus de ces deux traditions.
Dans le même esprit, une partie de mon existence a été consacrée à l’étude du taoïsme. Je me suis imprégné du Tao Te King autant que des textes de Lie Tseu et de Tchouang-tseu — pour ne citer que ces deux piliers — dont la sobriété paradoxale et la finesse de regard offrent, encore aujourd’hui, un contrepoids précieux à nos rigidités mentales.
Concernant des impulsions spirituelles plus récentes, j’accorde une importance majeure à deux ouvrages : Dialogues avec l’ange, transmis par Gitta Mallasz, et la Révélation d’Arès — parfois appelée “Le Signe” — transmise par Michel Potay. Le premier invite à reconsidérer en profondeur notre rapport à nous-mêmes, à l’invisible, et à notre manière d’agir et de nous tenir dans les affaires humaines. Le second, tout en s’inscrivant dans une continuité abrahamique, me paraît offrir un levier puissant pour nous libérer de certaines superstitions — religieuses comme politiques — et nous placer dans une dynamique de transformation personnelle, inséparable d’un effort actif de respiritualisation de notre époque.
Je mesure ce que peut avoir d’audacieux une telle affirmation, mais je la formule comme une conviction : si l’humanité ne se ferme pas, si elle ne trahit pas l’esprit au profit de l’étiquette, alors ce texte, la Révélation d’Arès, pourrait, dans quelques décennies ou quelques siècles, être reconnu comme l’un de ces livres qui déplacent durablement la conscience et l’éthique, au même titre que les grandes Écritures qui ont structuré notre histoire. J’espère de tout cœur qu’il ne donnera lieu ni à un repli identitaire, ni à une fermeture de pensée, qui annuleraient précisément ce qu’il a d’insurgeant et de novateur.
Mot de clôture : invitation au dialogue
Voilà : je crois avoir répondu fidèlement et honnêtement — autant qu’il est possible dans un texte qui n’avait vocation ni à s’étendre, ni à devenir autobiographique — à l’invitation de mon correspondant. J’espère que ces quelques précisions permettront à chacun de mes lecteurs de mieux situer l’auteur qui s’exprime ici, dans ces Dialogues, et qui les invite à échanger avec lui sur les destinées humaines, la vie spirituelle, et ce que nous faisons, ensemble, de notre part de responsabilité face à l’avenir.
Le 14 janvier 2026,
Jérôme Nathanaël
© 2026 - Les Dialogues du Nouveau Monde par Jérôme Nathanaël








Merci pour la clarté de votre texte et pour la manière assumée dont vous exposez vos héritages spirituels et vos filiations intérieures.
Je constate que nos origines spirituelles et nos sources d’inspiration sont toutefois très différentes. Elles ne s’enracinent pas dans les mêmes traditions, ne lisent pas le réel depuis les mêmes lignes de force, et n’orientent pas l’élan intérieur vers les mêmes horizons.
J’y vois une occasion : celle d’un échange vivant, exigeant, et, espérons-le, profondément éclairant pour chacun.
Au plaisir de poursuivre cette conversation.