Après l’exploration des voies du retour, ce dernier volet examine les voix contemporaines, les fractures irréductibles entre traditions et la vocation spirituelle de notre temps.
Il faut du courage et peut-être un peu de folie, mon cher Jérôme Nathanaël, pour tenter cette cartographie que tu écris sur la non-dualité... Nous connaissons les limites de la démarche : le mot n'est pas la chose, un mot dans une tradition religieuse non-occidentale n'est pas facilement traduisible dans notre culture française, et ton analyse comparative de quelques lignes n'est que ton ressenti - ta "superstition" comme je disais dans un autre commentaire sans du tout me sentir moins superstitieux que toi...
Il n'en reste pas moins que je suis impressionné par l'effort de lecture que cela demande, et que tu oses proposer à tes lecteurs. Je forme le vœu que cette cartographie puisse aider certains chercheurs spirituels, surtout s'ils la prennent comme un tremplin pour approfondir dans leur vie même ce qu'ils entrevoient à travers tes esquisses.
Priant dans la Bible, le Coran, le "Signe ou La Révélation d'Arès", et nourri de toute autre Parole reçue du Ciel comme la Bhagavad Gîtâ, Shankara ou les Soutrâs bouddhiques, je comprends que le Fond est commun mais que les mots ne sont que des tremplins pour accomplir en pratique, en partant nécessairement d'un contexte culturel donné... En fait, comme pèlerin d'Arès, j'ai une vision intellectuelle très incertaine de l'Absolu, par exemple sur ce que tu nommes "la fracture 1 - le destin de la personne dans l'union" et "la fracture 4 - le rapport au temps et à l'histoire".
L'enseignement du "Signe ou La Révélation d'Arès" peut être lu comme universel, faire l'objet de comparaison intellectuelle comme ici, mais il faut savoir que sa voie de changement historique est formulée pour les cultures occidentale et musulmane. Il y est dit que les autres cultures ont d'autres chemins d'évolution spirituelle. Cet enseignement rappelle surtout que ce n'est pas ce qu'on croit ni ce qu'on sait qui est essentiel au plan spirituel. C'est au point que le Créateur, la Vie, nous dit en parlant de l'avenir : « Mon Appel est enfin entendu par des hommes qui Me haïssent » (28/14).
L'essentiel est la pénitence, dont tu as parlé : les actes concrets, socialement insérés, à la mesure des possibilités de chacun, de dépassement libérateur dans l'amour actif de tous les hommes, dans le pardon, dans la paix, dans le réveil de l'intelligence du cœur... C'est cela qui crée l'âme par un métabolisme réel mais mystérieux - l'épanouissement de sa nature divine, de l'Un en soi. Ainsi, c'est la pénitence multipliée de proche en proche, mais toujours individuelle et sans méthode garantie, qui pourra changer le monde un jour lointain, selon des voies nouvelles que l'Humanité, aidée par le Souffle, imaginera pour retrouver l'harmonie d'Eden, l'Un sur cette Terre, la sortie du Temps...
Il y aurait bien d'autres manières d'aborder le vaste sujet de la non-dualité — qui demanderaient sans doute moins d'effort de lecture et parleraient plus directement de l'expérience vivante qu'elle implique. Mais mon intention était précisément de proposer à mes lecteurs un tour d'horizon permettant une vue d'ensemble des approches non-duelles dans l'histoire de la recherche spirituelle humaine. Le sujet a rarement été abordé sous cet angle, dans cette volonté d'explorer simultanément les différentes traditions et les voix contemporaines. La matière est dans ce cas plus dense qu'on ne pourrait l'imaginer si l'on s'en tient à ce qui vient d'abord à la pensée pour celui qui s'y intéresse de loin. Habituellement, la non-dualité est associée aux pensées orientales — très rarement occidentales. Il m'a semblé intéressant de relever la diversité des approches, dans leurs convergences comme dans leurs oppositions, et de les confronter à ce qui cherche aujourd'hui à s'exprimer à travers les deux voix contemporaines qui me semblent complémentaires : les Dialogues avec l'Ange et la Révélation d'Arès.
Je gage que ce guide — qui n'est ni œuvre de croyant ni de militant, simplement compte-rendu d'une longue recherche personnelle — permettra à certains lecteurs, présents et à venir, d'y trouver des résonances entre leur sensibilité ou leur questionnement et certaines des démarches présentées, les incitant ainsi à creuser plus loin. Pour d'autres, il fera découvrir avec étonnement que ce questionnement sur l'unité fondamentale de l'être et de l'univers traverse toutes les époques et toutes les cultures, témoignant d'une convergence profonde et d'un désir partagé bien au-delà des expressions et des nuances. Ce ne sera pas un si petit mérite que d'avoir rendu cela visible.
Quant aux limites des mots : oui, tout propos sur un tel sujet ne rend compte que de ce que le langage peut transmettre — mais rappeler sans cesse cette impuissance ne nous oblige pas pour autant au silence ; cela nous oblige simplement à la modestie. Enfin, je ne me pose pas ici la question de ce qui est reçu du ciel ou de la terre : je rends compte. Et je n'envisageais pas non plus d'entrer dans toutes les nuances d'un message ou d'un autre — mon texte étant déjà, comme tu le notes toi-même avec bienveillance, mille fois trop long !
Il faut du courage et peut-être un peu de folie, mon cher Jérôme Nathanaël, pour tenter cette cartographie que tu écris sur la non-dualité... Nous connaissons les limites de la démarche : le mot n'est pas la chose, un mot dans une tradition religieuse non-occidentale n'est pas facilement traduisible dans notre culture française, et ton analyse comparative de quelques lignes n'est que ton ressenti - ta "superstition" comme je disais dans un autre commentaire sans du tout me sentir moins superstitieux que toi...
Il n'en reste pas moins que je suis impressionné par l'effort de lecture que cela demande, et que tu oses proposer à tes lecteurs. Je forme le vœu que cette cartographie puisse aider certains chercheurs spirituels, surtout s'ils la prennent comme un tremplin pour approfondir dans leur vie même ce qu'ils entrevoient à travers tes esquisses.
Priant dans la Bible, le Coran, le "Signe ou La Révélation d'Arès", et nourri de toute autre Parole reçue du Ciel comme la Bhagavad Gîtâ, Shankara ou les Soutrâs bouddhiques, je comprends que le Fond est commun mais que les mots ne sont que des tremplins pour accomplir en pratique, en partant nécessairement d'un contexte culturel donné... En fait, comme pèlerin d'Arès, j'ai une vision intellectuelle très incertaine de l'Absolu, par exemple sur ce que tu nommes "la fracture 1 - le destin de la personne dans l'union" et "la fracture 4 - le rapport au temps et à l'histoire".
L'enseignement du "Signe ou La Révélation d'Arès" peut être lu comme universel, faire l'objet de comparaison intellectuelle comme ici, mais il faut savoir que sa voie de changement historique est formulée pour les cultures occidentale et musulmane. Il y est dit que les autres cultures ont d'autres chemins d'évolution spirituelle. Cet enseignement rappelle surtout que ce n'est pas ce qu'on croit ni ce qu'on sait qui est essentiel au plan spirituel. C'est au point que le Créateur, la Vie, nous dit en parlant de l'avenir : « Mon Appel est enfin entendu par des hommes qui Me haïssent » (28/14).
L'essentiel est la pénitence, dont tu as parlé : les actes concrets, socialement insérés, à la mesure des possibilités de chacun, de dépassement libérateur dans l'amour actif de tous les hommes, dans le pardon, dans la paix, dans le réveil de l'intelligence du cœur... C'est cela qui crée l'âme par un métabolisme réel mais mystérieux - l'épanouissement de sa nature divine, de l'Un en soi. Ainsi, c'est la pénitence multipliée de proche en proche, mais toujours individuelle et sans méthode garantie, qui pourra changer le monde un jour lointain, selon des voies nouvelles que l'Humanité, aidée par le Souffle, imaginera pour retrouver l'harmonie d'Eden, l'Un sur cette Terre, la sortie du Temps...
Il y aurait bien d'autres manières d'aborder le vaste sujet de la non-dualité — qui demanderaient sans doute moins d'effort de lecture et parleraient plus directement de l'expérience vivante qu'elle implique. Mais mon intention était précisément de proposer à mes lecteurs un tour d'horizon permettant une vue d'ensemble des approches non-duelles dans l'histoire de la recherche spirituelle humaine. Le sujet a rarement été abordé sous cet angle, dans cette volonté d'explorer simultanément les différentes traditions et les voix contemporaines. La matière est dans ce cas plus dense qu'on ne pourrait l'imaginer si l'on s'en tient à ce qui vient d'abord à la pensée pour celui qui s'y intéresse de loin. Habituellement, la non-dualité est associée aux pensées orientales — très rarement occidentales. Il m'a semblé intéressant de relever la diversité des approches, dans leurs convergences comme dans leurs oppositions, et de les confronter à ce qui cherche aujourd'hui à s'exprimer à travers les deux voix contemporaines qui me semblent complémentaires : les Dialogues avec l'Ange et la Révélation d'Arès.
Je gage que ce guide — qui n'est ni œuvre de croyant ni de militant, simplement compte-rendu d'une longue recherche personnelle — permettra à certains lecteurs, présents et à venir, d'y trouver des résonances entre leur sensibilité ou leur questionnement et certaines des démarches présentées, les incitant ainsi à creuser plus loin. Pour d'autres, il fera découvrir avec étonnement que ce questionnement sur l'unité fondamentale de l'être et de l'univers traverse toutes les époques et toutes les cultures, témoignant d'une convergence profonde et d'un désir partagé bien au-delà des expressions et des nuances. Ce ne sera pas un si petit mérite que d'avoir rendu cela visible.
Quant aux limites des mots : oui, tout propos sur un tel sujet ne rend compte que de ce que le langage peut transmettre — mais rappeler sans cesse cette impuissance ne nous oblige pas pour autant au silence ; cela nous oblige simplement à la modestie. Enfin, je ne me pose pas ici la question de ce qui est reçu du ciel ou de la terre : je rends compte. Et je n'envisageais pas non plus d'entrer dans toutes les nuances d'un message ou d'un autre — mon texte étant déjà, comme tu le notes toi-même avec bienveillance, mille fois trop long !
Nous nous comprenons, mon cher Jérôme Nathanaël.