9 Commentaires
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Avatar de Georges Dhers

Cet article montre le paradoxe ambiant de nos sociétés et leur incapacité à agir sur les causes internes de leur propre malheur

Avatar de Jérôme Nathanaël

Merci pour cette lecture attentive. Vous touchez là quelque chose d'essentiel que je ne peux qu'effleurer dans un commentaire.

L'incapacité collective à agir sur les causes de notre malheur est en effet multi-factorielle, mais la cause qui me semble première est celle-ci : devant l'ampleur du désastre, les individus se replient sur le seul espace où ils se sentent encore souverains, leur cercle immédiat. Tout le reste de la vie collective, politique, économique, institutionnelle, est perçu comme régi par des forces qui nous échappent et auxquelles nous ne pouvons que nous soumettre.

Le résultat est une fragmentation profonde du tissu social : beaucoup de personnes lucides sur la nécessité du changement ne le croient plus possible. Non par ignorance, mais par épuisement de l'espérance collective. C'est peut-être là le symptôme le plus grave de notre époque, plus encore que l'indifférence de certains, c'est la lucidité sans prise de ceux qui voudraient agir et qui finissent par se replier sur eux-mêmes.

C'est précisément là que la parole prophétique d'Amos interpelle le plus directement : le shuv, le retournement, n'est pas d'abord une réforme des structures, c'est la reconquête d'une souveraineté sur sa propre vie, qui rende possible la reconstruction d'une souveraineté collective. L'un ne va pas sans l'autre.

Avatar de Patrick Thazard

Mon cher Jérôme Nathanaël, tu nous parles ici du drame millénaire de la spiritualité qui se décompose en superstition religieuse ou en barbarie laïque... Tes mots sont justes. C'est une part de l'enseignement de Michel Potay, prophète mort l'année dernière et que tu connais. C'est en fait une vérité enseignée par tous les messagers du Créateur, y compris Moïse qui refusait les pouvoirs humains (Hébreux vivant en anarchie pendant environ 200 ans vers -1000 avant JC, Bible-Samuel 7,8). Je vois l'histoire des relations entre les hommes et la Vie absolue comme une série d'épisodes historiques plus ou moins tragiques.

Puisque le judaïsme hassidique t'inspire particulièrement, je pense à la surdité des Hébreux qui, il y a deux mille ans et encore aujourd'hui, n'ont pas voulu massivement écouter Jésus dans son Sermon sur la Montagne - le cœur de son enseignement. Parlant à personne d'autre qu'aux Hébreux, Jésus est alors l'accomplissement de tous les prophètes bibliques depuis Abraham. Cela ne veut pas dire à mes yeux qu'il est Fils de Dieu, comme le croient les chrétiens d'église depuis les tragiques conciles du quatrième siècle.

Ce rejet de Jésus par les Hébreux/Juifs est un échec historique dont nous vivons aujourd'hui les lourdes conséquences. La chrétienté est ainsi un échec, faute de l'expérience spirituelle millénaire des Hébreux/Juifs, et le monde n'a toujours pas changé en Bien...

Pour moi Jésus allait plus loin qu'Amos en nous enseignant notre nature divine. "La justice comme un torrent qui ne tarit pas" (Bible-Amos 5,24) n'est possible que par l'accomplissement de la nature divine des humains - acte libre et libérateur par excellence.

Six cents ans après l'échec historique de Jésus, Mahomet a su relancer une vie spirituelle basée sur la relation directe entre la Vie absolue et le croyant, mais c'est une autre histoire religieuse qui a aussi ses limites.

Enfin - désolé pour ce long commentaire - j'aime beaucoup tes mots : "Et la prophétie, dans son sens le plus précis, le plus fidèle, le plus hébraïque, n’est pas la prédiction de l’inévitable. C’est le nom de la Voix qui dit : il est encore possible de ne pas aller là où vous allez."

Avatar de Jérôme Nathanaël

Ton commentaire m'émeut et me stimule tout à la fois, car il contient une lucidité réelle, notamment sur l'échec des conciles du IVe siècle à restituer fidèlement le message de Jésus, et pourtant il reconduit, presque à son insu, l'un des glissements historiques aux conséquences les plus mortifères de toute la pensée occidentale : l'essentialisation du rejet de Jésus par « les Hébreux/Juifs ». Ce raccourci, que l'Église institutionnelle a progressivement érigé en dogme implicite dès le IIe siècle, sous les noms de théologie de la substitution ou théologie du mépris, a fourni pendant près de vingt siècles le substrat idéologique de persécutions d'une violence et d'une continuité proprement stupéfiantes : pogroms, expulsions massives, inquisitions, ghettos obligatoires, et finalement la Shoah, dont aucun historien sérieux ne peut décemment déconnecter la logique exterminatrice du terreau antijudaïque chrétien — un terreau que Jules Isaac a documenté avec une rigueur implacable dans "Jésus et Israël" (1948), ouvrage écrit dans les larmes d'un homme qui venait de perdre toute sa famille à Auschwitz. Nommer ce fait n'est pas charger la conscience de tout croyant sincère, et tu l'es manifestement, mais c'est refuser de laisser circuler, même innocemment, une idée aussi lourdement ensanglantée sans en rappeler le prix réel et les visages concrets de ses victimes.

Laisse-moi donc introduire quelques nuances que la recherche historique contemporaine impose désormais avec une force croissante, nuances qui permettent non seulement de rétablir une vérité plus complexe et plus juste, mais aussi de restaurer pleinement la dignité d'un peuple que vingt siècles de caricature théologique ont rendu martyr.

Premièrement, Jésus n'est pas rejeté par « les Juifs » — il est rejeté par une fraction bien précise du pouvoir juif de son époque. La Palestine du Ier siècle abrite un judaïsme pluriel et bouillonnant : pharisiens, sadducéens, esséniens, zélotes, scribes indépendants — autant de courants qui lisent la Torah avec des yeux radicalement différents et attendent un Messie qui ne ressemble pas à Jésus de la même façon. Parmi eux, ce sont les sadducéens, grande prêtrise aristocratique étroitement liée à l'occupant romain, dont Caïphe est la figure emblématique, qui orchestrent l'arrestation et la livraison de Jésus à Pilate. Les pharisiens, eux, entretiennent avec Jésus une relation de débat vif mais nullement unilatéralement hostile : Nicodème lui rend visite de nuit, d'autres l'interrogent avec une curiosité réelle. Et des milliers de Juifs ordinaires, selon Flavius Josèphe lui-même, « deviennent ses disciples ». Réduire toute cette complexité vivante à « les Hébreux n'ont pas voulu écouter Jésus » est une contraction qui gomme précisément ce qui serait le plus fécond à comprendre, et le plus honnête à transmettre.

Deuxièmement, il y a bien eu une réception profonde de l'enseignement de Jésus parmi les Juifs, et cette communauté a été délibérément effacée par la suite. La communauté de Jérusalem réunie autour de Jacques le Juste, frère de Jésus, que ses contemporains juifs eux-mêmes surnommaient ha-Tzaddik, le Juste, et dont on dit qu'il avait les genoux calleux comme des chamelles à force de prier dans le Temple, continuait d'observer la Torah, de fréquenter le Temple et de confesser Jésus comme le Messie attendu d'Israël. Ce mouvement, désigné nozrim (nazoréens), constitue un judéo-christianisme vivant et enraciné, inscrit dans la stricte continuité prophétique d'Amos, d'Isaïe, de Michée. Ces hommes et ces femmes-là n'ont assurément pas rejeté Jésus. Et pourtant, ils ont été marginalisés, d'abord par les grandes autorités sacerdotales après l'assassinat de Jacques en 62, puis surtout par la Grande Église elle-même, qui a qualifié d'hérétiques ces disciples pourtant les plus proches historiquement de l'enseignement originel. Irénée de Lyon les condamne dès 180, Épiphane de Salamine les pourchasse au IVe siècle, Augustin en signale encore les survivances au Ve. La question pertinente n'est donc pas : « Pourquoi les Juifs ont-ils rejeté Jésus ? », mais bien plutôt : « Comment se fait-il que les Juifs qui ont suivi Jésus aient été méthodiquement effacés de la mémoire chrétienne officielle ? »

Troisièmement, ce sont les conciles du IVe siècle qui constituent le moment d'une mutation radicale et irréversible. Le concile de Nicée (325) ne clarifie pas seulement une doctrine : il extrait Jésus de son contexte sémitique et prophétique pour l'inscrire dans la métaphysique grecque du homoousios, terme philosophique néoplatonicien qui n'existe nulle part dans l'enseignement de Jésus tel que les Évangiles synoptiques le transmettent. Constantin lui-même, dans sa lettre annonçant les décisions du concile, appelle explicitement à « ne rien avoir en commun avec la foule juive détestable ». C'est en ce moment-là, précisément, que la rupture est institutionnalisée et sanctifiée, non par des Juifs qui rejettent Jésus, mais par une Église impériale qui rejette et efface la judaïté constitutive de Jésus.

Le paradoxe tragique que tu pressens, l'échec de la chrétienté, est donc réel, mais son origine est inversée. Ce n'est pas parce que les Juifs n'ont pas suivi Jésus que le monde n'a pas changé en Bien. C'est parce que ceux qui se sont proclamés ses héritiers ont très tôt, et méthodiquement, effacé ce qu'il avait de plus subversif et de plus irréductible : son enracinement dans la tradition prophétique hébraïque, sa défense intransigeante des anawim, les pauvres, les sans-voix, son refus viscéral du pouvoir institutionnel. Amos est le précurseur direct de Jésus dans ce combat pour la justice sociale. Tous deux parlent la même langue spirituelle, celle des prophètes qui tiennent la société pour responsable de ses injustices. Et tous deux ont été récupérés, domestiqués, puis trahis par des institutions qui ont fini par incarner exactement ce qu'ils dénonçaient.

Ce que tu cherches à nommer, je crois, c'est moins le rejet juif de Jésus qu'un échec universel et répété de l'humanité à intégrer la dimension éthique et prophétique du message spirituel, quel que soit le vêtement dans lequel ce message s'incarne. Cet échec ne s'arrête ni aux portes des synagogues ni aux portes des cathédrales. Il est, hélas, notre condition commune, et la raison pour laquelle des espaces de dialogue comme celui-ci valent la peine d'exister et de persister.

Avatar de Patrick Thazard

Je te remercie de corriger la grande imprécision de mon propos, dont je te prie de me pardonner.

Jésus à Arès en 1974 nous dit que ses apôtres il y a 2000 ans ont par erreur cherché à convaincre les païens alors qu'ils étaient seulement envoyés aux Juifs infiniment plus proches spirituellement de la mission prophétique de Jésus. Le scandale de la théologie de la substitution inventée par les Chrétiens, que tu expliques bien, a suivi cette erreur des apôtres.

Tu reconnais Jésus comme prophète, je le sais bien. Avec toi, je garde l'espoir que les Juifs et les Chrétiens de notre époque sauront un jour se pardonner et construire ensemble un avenir de paix sur la base du Sermon sur la Montagne. Ce que chacun abandonnera de son dogme religieux traditionnel sera un bien vivifiant pour toute l'humanité.

Avatar de Jérôme Nathanaël

Ton dernier message me touche par sa générosité et son ouverture sincère, et pourtant il révèle, presque à son insu, une dernière empreinte de la culture chrétienne ambiante qu'il vaut la peine de nommer avec douceur.

Dire que "chacun abandonnera de son dogme religieux traditionnel" en plaçant judaïsme et christianisme sur le même plan est une symétrie trompeuse. Le christianisme a en effet construit, dès les conciles du IVe siècle que tu mentionnes toi-même, une pensée rigoureusement dogmatique, des articles de foi précis, obligatoires, assortis de la menace de l'hérésie et de ses conséquences historiquement terribles. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dont Benoît XVI fut un membre éminent avant d'en devenir le préfet, maintient aujourd'hui encore cette fonction de gardienne de la pureté doctrinale.

La pensée juive est d'une tout autre nature. Mis à part les Treize Principes de Maïmonide, qui ont d'ailleurs fait l'objet de débats intenses et persistants au sein même du monde juif, on y trouve peu de traces d'un dogme contraignant au sens chrétien du terme. Ce que le judaïsme a développé depuis le Talmud jusqu'à nos jours, c'est une orthopraxie, la primauté donnée à ce que l'on fait sur ce que l'on pense, et surtout une culture du débat permanent, où le désaccord est non seulement toléré mais valorisé comme chemin vers la vérité. Le Talmud conserve précieusement les opinions minoritaires précisément pour ne pas les effacer — "afin que les générations futures puissent s'appuyer sur elles", dit-il explicitement.

Cette culture du questionnement ouvert, de la pratique concrète et de la responsabilité éthique collective serait en effet, comme tu le pressens, une leçon précieuse pour le monde entier, et parfaitement dans la ligne de ce qu'Amos exigeait déjà.

Mais voilà le paradoxe douloureux : vingt siècles de puissance chrétienne, de persécutions, de ghettos et de massacres ont précisément privé le monde de ce que cette tradition avait de plus vivifiant à lui offrir. Ce n'est pas le judaïsme qui a abandonné le monde, c'est le monde qui a systématiquement écarté, opprimé et tenté d'effacer ceux qui le portaient.

Que l'orthopraxie juive ait pu dans certaines de ses formes devenir pesante, c'est un débat que les Juifs mènent entre eux depuis des siècles, librement, sans bûcher au bout.

Avatar de Patrick Thazard

C'est vrai que la "culture du questionnement intellectuel" a été développée par les Juifs, particulièrement peut-être avec le Talmud après 70 après JC. Alors, le second Temple de Jérusalem - fondement de la foi hébraïque depuis Salomon vers 950 avant JC (mais pas avant) - avait été détruit par les Romains à la suite de la dernière révolte des Hébreux. Cela a obligé les Hébreux à réinventer leur religion en quelque sorte.

Cette culture du questionnement intellectuel avait aussi été développée par la philosophie grecque antique, redécouverte en Occident à la Renaissance. Elle a été reprise par la science moderne et la philosophie des Lumières, entre autres, depuis cinq siècles dans le contexte culturel de la religion chrétienne qui a aussi connu sa part de débats : Réforme protestante au XVIème siècle, Contre-Réforme catholique, etc.

La difficulté que je vois, c'est que la vanité de l'intelligence cérébrale est sans fin. La culture du questionnement intellectuel est bien sûr utile, mais aucune culture ne peut changer le monde en Bien. Pour moi, seul le peut le libre changement de soi, la pénitence, par l'Amour incarné en actes... Parce qu'il s'agit au Fond de non-dualité, cela surpasse tout ce que l'homme peut imaginer depuis qu'il ne croit plus aux idoles, qu'elles soient de matières ou d'idées.

L'humain encore idolâtre au fond de lui - ce que je suis en partie - ne peut pas entendre totalement ce que je dis là, même habitué au questionnement intellectuel. Richard J. Davidson, professeur de psychiatrie, remarque qu'il est ironique que la dualité entre la raison et l'émotion, qui a été perpétrée à travers les âges, soit une distinction qui ne se retrouve pas dans l'architecture du cerveau.

Jusqu'à présent, ni le judaïsme ni le christianisme ni l'athéisme n'ont pratiqué la pénitence à l'échelle des peuples - des peuples, pas des idées... D'où mon insistance ici, pour en rester à l'univers religieux des Juifs et Chrétiens, sur l'accomplissement concret du Sermon sur la Montagne de Jésus dans la vie de chacun, par une voie personnelle à inventer sans méthode ni recette.

Avatar de Jérôme Nathanaël

Tu touches ici quelque chose d'essentiel, et je te rejoins plus profondément que tu ne le crois — à condition de préciser ce que la tradition juive entend réellement par cette culture du questionnement que je distingue de la simple intelligence cérébrale.

Car tu as raison : la vanité de l'intellect est sans fond, et aucune accumulation de questions ne change le monde. La philosophie grecque l'a montré, les Lumières aussi — et le XXe siècle, siècle des intellectuels et des génocides simultanés, en est la preuve la plus cruelle.

Mais ce que le judaïsme a développé n'est pas simplement une culture du questionnement intellectuel — c'est précisément ce que j'appelais orthopraxie : la primauté de l'acte sur la pensée, du faire sur le croire. Et il y a dans cette tradition un concept qui me semble répondre directement à ce que tu cherches à nommer — le hiddush (חִדּוּשׁ).

Le hiddush est souvent traduit par nouveauté ou interprétation novatrice, mais il dit quelque chose de beaucoup plus radical : c'est l'acte par lequel chaque être humain s'approprie de manière vivante la tradition, non pour la répéter, mais pour la faire parler avec sa propre voix, dans sa propre vie, dans ses propres actes. La tradition talmudique dit que chaque Juif a l'obligation d'écrire sa propre Torah — non métaphoriquement, mais comme injonction concrète : fais tienne cette parole jusqu'à ce qu'elle transforme ce que tu fais, pas seulement ce que tu penses.

Marc-Alain Ouaknin, dans Le Livre brûlé, décrit le hiddush non comme un événement intellectuel mais comme un événement ontologique — quelque chose qui change l'être de celui qui le produit. Et la tradition mystique hassidique va plus loin encore : elle dit que Moïse est entré en chaque âme — nikhnas Moshe Rabbeinu letoḥ toḥo shel kol adam — que la Torah vit à l'intérieur de chaque être humain, et que le hiddush est l'acte par lequel cette présence intérieure devient visible dans le monde.

Ce n'est pas une activité cérébrale. C'est exactement ce que tu appelles le libre changement de soi incarné en actes — mais enraciné dans une tradition qui le précède et le nourrit, plutôt que livré à la seule subjectivité de chacun. Cette approche peut être féconde dans chaque tradition pour celui qui cherche à l'incarner vraiment : intégrer en soi la vie du texte jusqu'à ce qu'il devienne sa propre parole, sa propre Torah vivante — et de là seulement, l'incarner avec le meilleur de soi dans le monde. C'est ce que la fréquentation de la tradition juive m'a en tout cas appris à chercher.

Et c'est précisément ce qu'Amos exigeait déjà : non une réforme des idées, mais un shuv — un retournement qui engage le corps, la volonté, les pratiques concrètes de tous les jours. La tsedaqa n'est pas une valeur à contempler — c'est une pratique à maintenir, un torrent à entretenir contre la tendance naturelle de l'eau à croupir.

La voie personnelle à inventer sans méthode ni recette que tu appelles de tes vœux — c'est cela, le hiddush. Non pas une révolution des idées, mais la révolution intérieure de quelqu'un qui a décidé d'écrire sa propre Torah — c'est-à-dire de vivre ce qu'il comprend, d'incarner ce qu'il reçoit, de transformer en actes ce que son texte — sa Torah — lui confie.

En ce sens, Amos et le Sermon sur la Montagne disent la même chose — et ils la disent tous deux contre les institutions qui les ont récupérés.

Avatar de Patrick Thazard

Merci pour cette interprétation du hiddush.

Le lecteur intéressé peut lire Amos et le Sermon sur la Montagne pour méditer et peut-être s'en nourrir.