Je n'avais jamais vu la discipline comme un chemin vers plus plus de liberté. A priori, cela peut paraître contre-intuitif, mais votre article l'explique très bien.
Merci. Ce paradoxe est au cœur de presque toutes les traditions de sagesse, et pourtant il résiste longtemps à l'entendement parce qu'il ne se comprend vraiment que par l'expérience. On ne croit pas que la discipline libère : on le découvre, un matin, en reprenant sa pratique après une longue absence, et en sentant quelque chose se remettre en place à l'intérieur.
"[....] Le musicien qui fait ses gammes chaque matin n’est pas l’esclave de son instrument : il se libère de la maladresse pour que quelque chose de plus grand puisse parler à travers lui."
Merci. Cette image me tient particulièrement à cœur parce qu'elle retourne l'idée reçue : on croit que la discipline rétrécit, qu'elle bride. Elle fait exactement le contraire : elle libère de la tyrannie du hasard, de la réactivité, de la maladresse. Le musicien, le danseur, le méditant le savent d'expérience : c'est par la contrainte consentie que quelque chose de plus grand que soi peut enfin nous traverser. Avez-vous une pratique dans votre vie qui vous a donné ce sentiment ?
Vous avez tellement bien explique, encore une fois.
Je n'ai peut-etre pas une pratique en particulier qui me donne ce sentiment; c'est juste une verite qui se fait ressenti tout a travers la vie. Cela dit, je pourrais prendre l'exemple de l'acquisition de connaissance. Pour bien comprendre une idee, un concept, un fait tire de l'histoire, etc., etc., on doit descendre dans des details, lire, verifier la validite de commentaires et de documents, etc. Sans la discipline de faire ce travail "penible," les idees que l'on accepte seront beaucoup moins sur. Plus on lutte, plus chere en est le resultat. Juste un petit exemple.
Pardonnez-moi, s'il vous plait, le manque d'accents. Je suis Americain, avec an keyboard (clavier?) americain, et je n'ai pas encore aucune idee ou trouver ces marques toutefois importantes.
Merci beaucoup pour ce retour, et pour votre exemple. Vous décrivez très bien quelque chose d’essentiel : sans ce travail régulier et parfois pénible, les idées restent fragiles, elles se confondent trop vite avec l’opinion ou l’impression du moment.
Au fond, vous le dites en termes très justes : plus l’effort est réel, plus le résultat a de valeur pour la conscience. C’est exactement ce que j’essaie de penser dans cette lettre sur la discipline, non comme une prison, mais comme une manière de devenir progressivement son propre disciple.
Puisque vous êtes Américain et lisez visiblement très bien le français, je me permets de signaler que ce texte existe aussi en anglais, sous le titre “Glossary: D for Discipline”, sur la version anglaise, Dialogues of the New World : https://en.jnd.one/p/glossary-d-for-discipline.
Seriez-vous d’accord pour me dire si certains passages résonnent différemment pour vous en anglais par rapport au français ?
> sans ce travail régulier et parfois pénible, les idées ... se confondent trop vite avec l’opinion ou l’impression du moment.
Exact!
Au fond, je dirais que la discipline est l'effort que l'on doit employer pour maintenir ou ameliorer contre l'entropie, quoi qu'en soit le but sous les yeux. Tant que l'on se relache ou abandonne, tant on dissout -- a peu pres. Ainsi me semble-t-il, du moins.
Oui, je veux bien lire la version anglaise. Merci pour le lien.
Je n'avais jamais vu la discipline comme un chemin vers plus plus de liberté. A priori, cela peut paraître contre-intuitif, mais votre article l'explique très bien.
Merci. Ce paradoxe est au cœur de presque toutes les traditions de sagesse, et pourtant il résiste longtemps à l'entendement parce qu'il ne se comprend vraiment que par l'expérience. On ne croit pas que la discipline libère : on le découvre, un matin, en reprenant sa pratique après une longue absence, et en sentant quelque chose se remettre en place à l'intérieur.
J'aime bien, surtout ce petit morceau:
"[....] Le musicien qui fait ses gammes chaque matin n’est pas l’esclave de son instrument : il se libère de la maladresse pour que quelque chose de plus grand puisse parler à travers lui."
Une maniere tres perspicace de voir la chose.
Merci. Cette image me tient particulièrement à cœur parce qu'elle retourne l'idée reçue : on croit que la discipline rétrécit, qu'elle bride. Elle fait exactement le contraire : elle libère de la tyrannie du hasard, de la réactivité, de la maladresse. Le musicien, le danseur, le méditant le savent d'expérience : c'est par la contrainte consentie que quelque chose de plus grand que soi peut enfin nous traverser. Avez-vous une pratique dans votre vie qui vous a donné ce sentiment ?
Vous avez tellement bien explique, encore une fois.
Je n'ai peut-etre pas une pratique en particulier qui me donne ce sentiment; c'est juste une verite qui se fait ressenti tout a travers la vie. Cela dit, je pourrais prendre l'exemple de l'acquisition de connaissance. Pour bien comprendre une idee, un concept, un fait tire de l'histoire, etc., etc., on doit descendre dans des details, lire, verifier la validite de commentaires et de documents, etc. Sans la discipline de faire ce travail "penible," les idees que l'on accepte seront beaucoup moins sur. Plus on lutte, plus chere en est le resultat. Juste un petit exemple.
Pardonnez-moi, s'il vous plait, le manque d'accents. Je suis Americain, avec an keyboard (clavier?) americain, et je n'ai pas encore aucune idee ou trouver ces marques toutefois importantes.
Merci beaucoup pour ce retour, et pour votre exemple. Vous décrivez très bien quelque chose d’essentiel : sans ce travail régulier et parfois pénible, les idées restent fragiles, elles se confondent trop vite avec l’opinion ou l’impression du moment.
Au fond, vous le dites en termes très justes : plus l’effort est réel, plus le résultat a de valeur pour la conscience. C’est exactement ce que j’essaie de penser dans cette lettre sur la discipline, non comme une prison, mais comme une manière de devenir progressivement son propre disciple.
Puisque vous êtes Américain et lisez visiblement très bien le français, je me permets de signaler que ce texte existe aussi en anglais, sous le titre “Glossary: D for Discipline”, sur la version anglaise, Dialogues of the New World : https://en.jnd.one/p/glossary-d-for-discipline.
Seriez-vous d’accord pour me dire si certains passages résonnent différemment pour vous en anglais par rapport au français ?
> sans ce travail régulier et parfois pénible, les idées ... se confondent trop vite avec l’opinion ou l’impression du moment.
Exact!
Au fond, je dirais que la discipline est l'effort que l'on doit employer pour maintenir ou ameliorer contre l'entropie, quoi qu'en soit le but sous les yeux. Tant que l'on se relache ou abandonne, tant on dissout -- a peu pres. Ainsi me semble-t-il, du moins.
Oui, je veux bien lire la version anglaise. Merci pour le lien.